Semaine des entraîneurs : une conversation avec Dallas Ludwick

septembre 22, 2023

(L’entrevue suivante a été réalisée en anglais et traduite en français.)

C’est la Semaine nationale des entraîneurs au Canada, alors on s’est entretenus avec Dallas Ludwick, entraîneuse-chef du Centre régional de plongeon du Manitoba et l’une des entraîneuses de l’équipe nationale du Canada, à propos de son parcours d’entraîneuse.

Dallas a commencé sa carrière sportive en gymnastique, un sport qu’elle adorait, mais une blessure au genou y a mis un terme brutal. Elle s’est alors mise au plongeon avec un groupe de gymnastes qui se reconvertissaient elles aussi dans cette discipline et a rapidement excellé. « Je crois qu’au bout d’une semaine, c’était le coup de foudre. J’adorais ce sport. J’adorais l’ambiance. J’avais un entraîneur très positif et formidable pour l’adolescente timide que j’étais. Il a vraiment renforcé notre confiance en nous et c’était un excellent entraîneur », se rappelle Dallas.

Bien que la carrière de plongeon de Dallas n’ait duré que quatre ans, son expérience en gymnastique lui a permis de gravir rapidement les échelons, participant aux championnats nationaux juniors et seniors ainsi qu’aux Jeux du Canada. Elle savait qu’elle ne monterait jamais sur un podium international, mais elle voulait devenir entraîneuse. « Je me souviens très bien d’être aux Jeux du Canada et de m’être dit : « C’est la fin pour moi, mais la prochaine fois que je serai au bord de ce bassin, je serai entraîneuse. » » Elle a participé aux championnats nationaux juniors deux années de suite, une année en tant qu’athlète et l’année suivante en tant qu’entraîneuse.

Peux-tu nous parler de ta première participation aux Championnats nationaux juniors en tant qu’entraîneur ?

Dallas : Je me souviens de ces premiers championnats nationaux juniors. Je les ai vus d’un œil différent, celui d’un entraîneur. J’ai compris ce qu’il fallait pour obtenir d’excellents résultats, la qualité des mouvements, et qui produisait quoi à travers le pays. Je me rappelle m’être fixé un objectif : un entraîneur en particulier encadrait tous les jeunes garçons qui étaient les compétiteurs de mes garçons, et je me souviens m’être fixé comme objectif de les battre. Ça m’a pris environ quatre ans, mais j’ai réussi !

Photo : Piscine du contenu Red Bull @redbullcliffdiving

Tu as commencé le coaching comme activité secondaire pendant tes études universitaires. Quand as-tu décidé d’en faire ton métier à temps plein ?

Dallas : Je voulais devenir physiothérapeute et j’ai fait des études universitaires dans ce but, mais j’ai finalement fait du bénévolat dans une clinique de physiothérapie et j’ai réalisé que ce n’était pas pour moi. À peu près au même moment, j’ai obtenu ma certification NCCP de niveau 3 en théorie et on m’a dit : « Je pense que tu serais une excellente candidate pour le programme de diplôme en coaching.Alors, je me suis inscrite à ce programme et, à la fin, j’étais convaincue que le coaching était fait pour moi. C’était beaucoup plus stimulant, intéressant, amusant et enrichissant, dans le bon sens du terme, que tout ce que j’avais pu imaginer. J’ai l’impression que ce métier a révélé le meilleur de moi-même. J’accorde beaucoup d’importance à la stratégie et à la structure, mais aussi à la créativité. J’aime vraiment travailler avec les jeunes et aider à former la prochaine génération, à les encourager à être courageuses, à réaliser leurs rêves et à se lancer des défis de manière saine. Et j’apprécie vraiment cet aspect du travail.

En tant qu’entraîneur, vous privilégiez l’humain à la performance. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dallas : Comprenez-moi bien, je suis compétitif. J’aime gagner autant que n’importe qui. J’adore voir le regard de mes athlètes lorsqu’ils accomplissent quelque chose d’exceptionnel, mais pour moi, tout doit s’inscrire dans un environnement sain et je souhaite que ce soit une expérience enrichissante pour eux, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Dallas (en t-shirt rouge Canada) regarde la plongeuse manitobaine Zita Bernatsky au camp d’entraînement Red Bull Cliff Diving Under My Wings à Mostar, en Bosnie, en septembre 2023. | Photo : Piscine du contenu Red Bull @redbullcliffdiving.

Je pense que la plupart des athlètes avec qui je travaille se donnent à fond dans leur sport, mais ils excellent aussi dans leurs études ou dans d’autres domaines. Et je pense que cette idée qu’il faut consacrer 100 % de sa vie à son sport et en devenir obsédé doit évoluer. La variété est importante dans la vie. Bien sûr, ce sport demande énormément d’énergie et d’efforts, mais si on investit tout dans ses performances et que ça ne porte pas ses fruits… que reste-t-il ?

À quoi ressemble une journée réussie pour vous en tant qu’entraîneur ?

Dallas : Apprendre quelque chose. Parfois, ça vient d’un pas en avant, parfois d’un pas en arrière.

Quel conseil donneriez-vous aux autres entraîneurs ?

Dallas : N’essayez pas de reproduire ce qui a déjà été fait pour vous. D’abord, l’expertise est en constante évolution. Ne vous contentez pas de répéter ce qui a déjà été fait, mais réfléchissez, expérimentez, essayez différentes choses, et restez fidèle à votre propre style.

Quel conseil donneriez-vous aux nouveaux athlètes ?

Dallas : Essayez, tout simplement. Je pense qu’on ne connaît pas ses limites tant qu’on n’a pas essayé.

Merci, coach !

Pour suivre le parcours de Dallas comme entraîneuse, vous pouvez la suivre sur Instagram (@dallasludwick et @revolutiondiving) ou consulter le site Web de Revolution Diving.

Pour plus d’informations sur les ressources pour les entraîneurs et les formations gratuites de la Semaine nationale des entraîneurs, rendez-vous sur https://coach.ca/fr/programmes-et-projets/evenements-et-prix/semaine-nationale-des-entraineurs.